Franglais
28 novembre 2011
Je ne sais pas si vous avez remarqué que les artistes de l’heure produisent leurs tubes à la fois en anglais et en français. Le résultat est parfois heureux (Jetlag de Marie-Mai/Simple Plan/Natasha Bedingfield n’est pas si mal), mais il est le plus souvent malheureux… Et c’est la partie française de la chanson qui en prend généralement pour son rhume. On ne comprend pas la moitié des paroles OU l’accent de l’artiste dans la langue de Molière est affreux OU on déforme les mots pour que ça « marche »… Des exemples ? J’en ai quelques-uns dans mon chapeau : Co-pilot de Corneille/Kristina Maria/Laza Morgan, Ghetto Love de Karl Wolf (qui ?), Brand New Chick d’Anjulie (ouch!), Coconut Tree de Mohombi et de Nicole Scherzinger, Release Me d’Agnes, Shut up and Dance de Victoria Duffield (re-ouch!) ou I Wanna Dance with Somebody de Brigitte Boisjoli/These Kids Wear Crowns… Et tout ça, c’est pour, j’imagine, élargir le plus possible le public de la vedette et, potentiellement, venir gruger le peu de place qu’on laisse à notre musique francophone québécoise sur les ondes radio déjà bien trop contaminées par la musique internationale. Triste.